Littérature et Société

Littérature et Société

Par admin georges-brassens, publié le vendredi 3 avril 2015 15:37 - Mis à jour le vendredi 3 avril 2015 15:40

- Pour tester l’idée que l’on se fait de ses compétences et ses goûts littéraires. Plusieurs cas de figures :

- En troisième je me sens plutôt à l’aise en français, langues, histoire mais cela signifie-t-il que j’ai plus de chances de réussir un bac littéraire ? Que j’y prendrai du plaisir ?          

- Je n’ai  d’aspiration particulière pour aucune discipline. Je connais bien les exigences des matières scientifiques ou des langues mais j’ai plus de mal à cerner ce que l’on attendra de moi dans le domaine littéraire (méthodes de travail, niveau d’exigences).                    

- Je ne suis pas à l’aise dans les matières scientifiques. Le secteur industriel ne me tente pas. Le choix obligatoire de SES ou Gestion me permettra de me faire une idée sur le secteur tertiaire ou économique. Le seul domaine pour lequel je n’aurai pas d’idée précise sera le domaine littéraire car le français ou l’histoire au collège ou dans le tronc commun de seconde restent très généralistes puisqu’ils s’adressent aux futurs élèves de toutes les  séries.

 

- Pour avoir une idée plus précise des orientations professionnelles futures auxquelles peut conduire un baccalauréat littéraire

La démarche mise en œuvre est en effet très différente de celle du cours. Il ne s’agit pas uniquement de faire du français ou de l’histoire pour enrichir sa culture personnelle mais comme le nom l’indique de réfléchir à l’impact de cette culture dans la société.

Le travail sera donc ouvert sur l’extérieur avec des visites (musée, cour de justice, archives, siège de journaux- presse écrite, télévision etc.), des intervenants extérieurs (auteurs, professionnels en rapport avec le domaine culturel au sens large, témoins, webmasters etc.). Il s’agira ainsi, selon les thématiques retenues, de réfléchir tout autant aux compétences requises pour devenir avocat, interprète, cinéaste, comédien, historien, journaliste...

 

- Pour avoir une formation la plus ouverte possible.

A l’inverse pour ceux qui précisément ne pensent pas choisir un bac littéraire cela peut permettre une ouverture  culturelle que la poursuite d’études ne  proposera peut-être pas : en  terminale S ou dans les séries STI, je ne ferai, par exemple, plus d’histoire et dans toutes les séries autres que la L le français disparaît en terminale. Je mesure aussi que ma pratique familiale des lieux de culture         (bibliothèque, théâtre, musée...), mes aptitudes de lecture critique de documents que j’aurai à évaluer dans ma vie de citoyen (discours politiques, images de propagande plus ou moins explicites) sont insuffisantes et que l’opportunité que l’on me guide dans ce domaine est une occasion unique. Je profite donc de ces heures pour me donner le maximum de chances d’acquérir une culture générale qui fait souvent la différence dans certains entretiens d’embauche.

 

Modalités pratiques et exemples de contenu :

  • 1h30 hebdomadaire
  • Professeurs de français et d’histoire avec interventions ponctuelles à définir (théâtre, cinéma)
  • Pas de cours magistraux (mises en activités variées : expositions, jeux de rôles, reportage, débats etc.). Pas de notes mais une évaluation des compétences  propres aux études littéraires : prendre la parole en public, ordonner ses idées, argumenter, convaincre, justifier, se documenter, synthétiser et hiérarchiser les informations etc.
  • Au moins deux domaines  à définir parmi les six proposés aux enseignants. Un exemple :

Ecrire pour changer le monde :

l’écrivain et les grands débats de société. Il peut s’agir autour de quelques grands débats (abolition de l’esclavage, affaire Dreyfus, guerre d’Algérie, devoir de mémoire...) de lire des documents variés (roman, articles, lettres ouvertes...), visionner et décrypter des films, des entretiens télévisés, de confronter des témoignages pour réfléchir au rôle et à la figure de l’écrivain dans la société.